Santé publique

Un appel à une action globale et mondiale contre les parodontopathies – Article JIM


par URPS Chirurgiens-dentistes Nouvelle aquitaine -

brosse à dentsLe 5 janvier 2018, le Journal International de Médecine a publié un article soulignant les différents impacts des affections parodontales et leurs moyens de prévention.

Pour l’auteur, le Docteur Béatrice Ruiz, cette publication « vise à attirer l’attention des professionnels de santé, des éducateurs, des gouvernements et du public sur les opportunités d’améliorer la santé parodontale et générale des patients dans le monde. Les stratégies à mettre en œuvre sont bien précisées mais réclament la participation des systèmes de santé de chaque nation ».

Une prévalence élevée et un impact socio-économique majeur

« Pour rappel, selon l’OMS, la parodontite sévère est au 6e rang en terme de prévalence des maladies : elle touche près de 743 millions de personnes (11 % de la population mondiale). L’impact global des parodontopathies a augmenté de 57,3 % entre 1990 et 2010. »

« Par ailleurs, ces affections parodontales ont un impact socio-économique élevé du fait des soins qu’elles réclament (prothèses/ implants dentaires pour remplacer les dents absentes). Les parodontopathies sévères selon le « Global Burden of Disease 1990- 2010 » coûteraient 54 milliards de dollars par an en perte de productivité. »

« Les maladies parodontales sont aussi responsables de l’aggravation des maladies générales (exemple avec la dissémination systémique des parodontopathogènes). Il est reconnu que les parodontites ont un lien avec le diabète et l’arthérosclérose. »

Une pathologie évitable

Néanmoins, ces pathologies peuvent être évitées, stoppées et soignées si elles sont diagnostiquées à temps.

« Des actions de prévention applicables à échelle mondiale sont alors  susceptibles de réduire la prévalence des maladies parodontales :
1. Mettre en exergue l’importance des gingivorragie qui représentent un signe précoce de maladie parodontale. Les professionnels de santé ainsi que les laboratoires de produits de santé bucco-dentaire devraient souligner ce fait et encourager à consulter un dentiste à chaque fois qu’une gingivorragie apparaît.
2. Encourager les patients à utiliser les moyens de contrôle de la plaque dentaire individuel, comme les brosses à dents, les brossettes inter-dentaires ou encore les jets dentaires.
3. Les techniques d’élimination mécanique de la plaque dentaire par les chirurgiens-dentistes sont importantes mais elles ne sont pas essentielles pour la prévention des parodontopathies car le succès sur le long terme d’une thérapeutique parodontale dépend de la participation active du patient.
4. L’éducation à une bonne hygiène bucco dentaire devrait commencer dès l’école primaire.
5.  Expliquer aux patients le rôle des facteurs de risque extrinsèques tels que le tabac, dans la progression des pathologies parodontales. Évaluer précisément les facteurs de risques  du patient, afin de mettre en place la meilleure approche préventive et les meilleures thérapeutiques possibles. »

Un accès aux soins à améliorer

Enfin,  » les traitements parodontaux tendent à contrôler et à stopper la progression des gingivites et des parodontites ». Toutefois, « ils nécessitent un diagnostic précis et une évaluation du pronostic et parfois l’intervention de professionnels qualifiés en parodontologie est nécessaire. Or ceux-ci sont peu nombreux, ce qui peut représenter un obstacle au traitement. Mais ce n’est pas la seule limitation. L’accès aux thérapeutiques parodontales est difficile en France, car elles ne sont pas prises en charge ni remboursées par la Sécurité Sociale… »

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